La Danse, art universel

Qu’est-ce-que la danse ? 

« La danse est le mouvement rythmique du corps » (Platon, philosophe grec, 5e s. av. notre ère))

Pour l’historien F. Delzangles (1914,) l’histoire de la danse est le résumé synthétique des différents états d’âme des civilisations disparues. Il détermine le sens de ses propos : 

 « La danse est un mouvement naturel pour manifester la joie exultante du coeur, pour extérioriser nos sentiments. L’homme chante et saute de joie instinctivement lorsqu’il est content. La danse est également, une des manifestations les plus expressives et les plus artistiques de l’intelligence humaine, elle a progressé avec le développement des facultés intellectuelles, évoluée suivant le caractère et le tempérament des peuples, s’est perfectionnée, embellie, harmonisée, rythmée suivant le degré de leur civilisation, le raffinement des moeurs.

Selon les régions, les pays, la danse est tantôt danse sacrée , tantôt danse profane. Les peuples ont toujours éprouvé le besoin de danser pour manifester leur joie de vivre. La danse n’est que l’art de former avec grâce, précision et facilité, des pas sur des temps et des mesures donnés par la musique. Dans la passion de la danse, le degré d’expression remplace les paroles. Un pas, un geste, un mouvement et une attitude disent ce que rien ne peut exprimer. L’exclamation d’un  « oh ! » ne peut monter plus haut et le geste est là pour l’exprimer. » 

Autre auteur, J.G. Noverre, chorégraphe français, dans ses lettres adressées à Voltaire évoque ses ses connaissances sur la danse et échange des idées avec Voltaire au sujet de son travail et de ses réalisations sur la rénovation de la danse en France. 

« Les chefs-d’oeuvre des artistes se conjuguent à tous les temps et dans nombre de pays. Seulement les guerres peuvent commettre l’irréparable, la destruction des oeuvres d’art que les peuples avaient tant chéris. S’en suivi une succession d’hommes qui oublièrent pour longtemps.

L’Egypte antique avait le goût et le génie des sciences et des arts. A son tour la Grèce laisse un précieux témoignage de son amour des arts et du génie de ses sciences pendant deux siècles puis vint les destructions et les cruautés indicibles des guerres qui anéantir l’empire. Sans oublier la Rome antique où se déploya toutes les richesses et qui prit Athènes pour modèle. »

En période de paix, le génie des hommes s’épanouit de nouveau après avoir traversé bien des souffrances, comme un heureux échange, les hommes de génie peuvent faire oublier par leur art toutes les cruautés. 

Le principe est que la danse chez l’homme ne possède que sept pas fondamentaux, il en est de même pour la musique ; et la peinture possède sept sept couleurs ; mais le mélange de ces notes et de ces couleurs offre pour la peinture une variété immense de teintes et de demi-teintes dégradées ; pour la musique une variété infinie de combinaisons harmoniques et mélodieuses : de même les sept pas de la danse forment une foule de temps, de demi-temps et d’enchaînement de pas et de mouvements. » 

L’homme peut observer chez les oiseaux le pas de danse, et il donne à voir un vibrant spectacle  comme l’exemple des grues du Japon (voir la vidéo).

La danse des grues du Japon

« L’homme s’est assigné des règles, des principes pour donner à la danse plus d’extension en lui faisant peindre des différents sentiments qui agitent son esprit. Cet art, enfant du goût et de l’imagination. »