L’histoire de Ripaille

Nous allons vous faire découvrir l’histoire de Ripaille à travers deux personnages, dont l’un est né au XIVè siècle, il s’agit de Amédée VIII, et l’autre au XIXe siècle, il s’appelle Frédéric Engel-Gros. Les traits communs de ces deux hommes sont la sagesse, l’humanisme et la générosité. Ils sont tous deux issus de grandes familles : Amédée VIII appartenait à la Maison de Savoie dont les membres étaient des évêques et des comtes ; F. Engel-Gros était associé à la famille industrielle des Dollfus. Ils ont vécu tous deux dans le château de Ripaille à quatre siècles de distance. Nous retracerons dans cet article, les grandes étapes de leur vie dans l’histoire de la France.

Ripaille, la résidence d’une princesse, Bonne de Bourbon

L’oeuvre de Ripaille fut celle de Bonne de Bourbon, la grand-mère de Amédée VIII. La gent féminine de la branche familiale avait été élevée dans le goût du luxe, toutes ces princesses étaient nées dans de splendides demeures. Bonne de Bourdon s’installe à Ripaille en 1377.

Un tragique événement va mettre un terme à sa résidence, par la mort accidentelle de son fils en 1391.

Amédée VIII, petit-fils de Bonne de Bourbon

Amédée1 enfant était atteint d’une maladie grave, il fut confié à l’âge  de dix ans à des hommes pour parfaire son éducation. Il était devenu un homme simple et pieux. Il avait bon esprit et avait l’habitude du travail intellectuel. Il était reconnu pour sa sagesse précoce avec un grand caractère, homme pacifique, il savait aussi défendre ses droits par la force des armes, tout en laissant une porte ouverte à la négociation. Il était adroit administrateur, dirigeait ses domaines en bon père de famille. Il conseillait à ses enfants « d’être juste sans sévérité excessive, d’éviter la vengeance, d’aimer le peuple sans l’accabler d’impôts, de protéger les bons, de fuir la guerre et de veiller constamment au maintien du bon ordre ». Il disait aussi à ses fils de fuir l’orgueil, l’avarice, la luxure, la gourmandise et les autres vices. 

Médiateur efficace, il est reconnu par la Sérénissime République de Venise et par le roi de France dès 1410. Amédée VIII prépara le traité d’Arras qui scella la paix du roi de France et du duc de Bourgogne en 1435, ce qui permis de chasser les anglais hors de France2.

La construction d’un monastère à Ripaille

La véritable raison de cette oeuvre pieuse, a été sciemment oubliée, pour éviter des souvenirs trop pénibles. Les témoins du drame de Ripaille étaient au côté de Amédée VIII pour célébrer la mémoire de son père, mort à l’âge de 51 ans, des suites de ses blessures. Amédée plaça le couvent sous l’invocation de Notre-Dame et de Saint Maurice. 

Amédée VIII voulut être en phase avec sa foi, il entreprit de donner le domaine de Ripaille avec toutes ses dépendances, notamment « la maison ou manoir » sur une grande étendue en dehors des murs d’enceinte. Il offrit une dotation de 1 000 florins d’or de revenus et installa le mobilier nécessaire à la vie monastique. Amédée traversa les épreuves de la vie par la mort de ses enfants et de sa femme morte en couches en 1422. La souffrance l’attachait à cette terre, il s’habitua à l’idée de finir ses jours dans cette paisible retraite. Mais il faudra attendre, car son fils louis3 n’est encore qu’un adolescent. Le 1er janvier 1432, Amédée marie son fils Louis âgé de 19 ans, avec Anne de Chypre4.

Une tentative d’enlèvement5 contre Amédée VIII assombri son projet de retraite. Il choisit de se retirer mais de conserver la direction de ses affaires. 

La construction du château de Ripaille 

Lorsqu’on entre par la grande porte d’entrée, on se trouve dans la cour actuelle du château de Ripaille. A gauche, l’église et les dépendances du prieuré fondée par Amédée VIII. Au fond, la grande tour de vieille porte, élevée par Bonne de Bourbon, à droite, les débris de la résidence de la princesse, c’est là que le château sera édifié par Amédée VIII.

Amédée peut enfin prendre sa retraite le 16 octobre 1434. Il allait partager sa solitude avec les religieux, mais Amédée savait garder son indépendance. Une tour, détruite depuis, et un pont-levis appelé « l’heureux pont » furent construits pour accéder à la grande place. Le visiteur devait attendre devant la grande place l’autorisation d’entrer. Une autre entrée existait au sud-est pour se rendre au parc, appelée « la porte des palissades ». 

Les chanoines avaient aussi leur accès bien gardé, par des fossés et un pont jusqu’au XVIè siècle, des clôtures de bois délimitaient leur domaine. Le bâtiment a une façade de 104 m et à l’époque était flanqué de sept tours circulaires incorporées dans la muraille et lui donnait une architecture féodale avec ses fossés, son pont-levis et ses meurtrières (voir croquis de la restitution de l’état d’origine du château, vers 1339). Aujourd’hui, de ces sept tours, il n’en reste plus que quatre, dont chacune correspond à un appartement. De ces sept logis se trouvait agencé un jardin, indépendant les uns des autres par des clôtures. La plus haute tour était habitée par le doyen des chevaliers de Saint Maurice, appelée depuis, « la Tour du pape Félix ». La construction fut terminée en 1439. 

L’ermite devenu pape

Lorsqu’il pris sa retraite, Amédée avait choisi la neutralité. Il ne prit pas position, mais la situation évolua, car il fut question du projet d’unir les deux églises (catholique et protestante) pour réformer le Concile6. Eugène IV, pape, pris pour prétexte que pour favoriser l’entrevue, il devait transférer le Concile dans une ville italienne. Des membres du Conseil et Amédée décidèrent de soutenir le projet des Pères, le lieu du Concile serait Avignon. 

Eugène IV refusa, les Pères résistèrent et désignèrent Bâle ou une ville de Savoie ou encore Avignon. Eugène IV, désigna Ferrare, en Italie. Entre temps, il avait déjà persuadé les Grecs installés à Constantinople de le suivre en Italie. L’ambassadeur Nicod de Menthon, venu de Savoie essuya un échec. A son retour, les Pères voulurent se venger. Ainsi Amédée était devenu partisan du Concile. 

Des ecclésiastiques adversaires du pape Eugène IV, persuadèrent Amédée qu’il devait être l’arbitre de la chrétienté. Quand les Pères de Bâle vinrent à Ripaille prier Amédée de ratifier son élection, il exprima le désir de conserver sur le trône pontifical le nom glorieux de sa famille. Les rapports entre Bâle et Ripaille se resserrent, mais à la suite de l’excommunions d’Eugène IV, les rapports devinrent tumultueux. Les modérés quittèrent l’assemblée. Les autres amoncelaient les accusations contre le souverain pontife. Il fut déposé par les Pères de Bâle le 25 juin 1439 (34è session).

A Ripaille, Amédée déclarait être resté fidèle à l’Eglise. Laquelle ?. C’était l’acte diplomatique par excellence, destiné à faciliter ses rapports avec le Saint-Siège. 

L’élection du pape Félix V

Le Concile de Bâle, le 29 octobre 1439, désigna les électeurs appelés à élire le successeur d’Eugène IV : sur les trente-trois électeurs, vingt-six votèrent pour Amédée, soit deux tiers des suffrages pour l’élire pape. D’après le compte-rendu, les ambassadeurs du Concile de Bâle furent reçus par le duc de Savoie, celui-ci resta muet, l’assemblée supplia le pieux Amédée de sauver l’église. Amédée parut hésité, il implora un délai à demi-agenouillé devant les membres du Concile. On le pressa, l’acceptation devant se faire sous les 24 heures après la notification de l’élection. Mais de cette scène, les détracteurs7 du duc de Savoie y ont vu une mascarade, car Amédée avait eu le temps de se préparer, et connaissait depuis longtemps la décision du Concile de Bâle. Le nouveau pape n’avait pas négligé l’obédience et les revenus. On lui promit la libre disposition des biens de l’Eglise avec la faculté des hypothèques. 

Pourtant, Amédée VIII avait des partisans, le cardinal d’Arles et Jean de Ségovie8, écrivirent que le duc de Savoie était devenu anxieux et triste en apprenant son élection comme pape. Le procès-verbal officiel mentionna l’hésitation et protestations du duc de Savoie et déclara qu’il avait accepté la tiare pour sauver la chrétienté9

Le 18 décembre 1439, une grande fête fut donnée à Thonon, pendant deux semaines au frais du Trésor. Le nouveau pape profita de cette occasion pour émanciper son fils, Louis, en le nommant duc de Savoie. Amédée devenu « Félix V », le nouveau pape part rejoindre ses électeurs à Bâle. Il arriva le jour de la Saint-Jean-Baptiste, commença une retraite et reçut les ordres sacrés. 

Le 24 juillet 1440, toute la ville de Bâle assiste au couronnement du pape Félix V. Faut-il y voir un triomphe ou une illusion ? La réalité est la lutte avec Rome. Elle se fera avec l’appât de l’argent. Certains princes profitent de la cacophonie de l’Eglise pour faire avancer leurs affaires en se vendant au plus offrant. 

L’abdication du pape Félix V 

Les deux papes furent excommuniés, l’un, Eugène IV par le Concile de Bâle, l’autre, Félix V, par l’Eglise de Rome.

Du côté de la France, Charles VII refusa d’adhérer à cette élection. Pire encore pour Amédée, le Concile de Bâle autorisa la levée d’une cinquième denier sur les bénéfices ecclésiastiques pour subvenir aux dépenses du nouveau pape et les cardinaux en demandèrent la moitié. Amédée comprit qu’il devait sauver sa fortune, la situation pouvait paraître difficile pour certains, mais Amédée utilisa la diplomatie pour résoudre cette impasse. Des négociations eurent lieu et le roi de France joua un rôle de pacificateur. Cette lutte devait durer dix ans. Eugène IV mourut avant que la paix fut annoncée. 

Le vieux sage Amédée et par l’influence de la France, le 7 avril 1449, l’élu du Concile de Bâle abdiqua à Lausanne, dans le couvent de Saint François. Félix V, était devenu le cardinal de Sainte Sabine (premier derrière le pape) et gardait ses prérogatives de ses États de Savoie, en Suisse de son ancienne obédience. 

Le vieil homme ne trouvera pas le repos qu’il avait cherché quelques années auparavant, il mourut comme il avait vécu, en travaillant. Le 7 janvier 1451, il rendait son dernier soupir à Genève. On transporta sa dépouille à Ripaille. La mort de Amédée VIII, Félix V, pape, marque le point culminant de la grandeur de Ripaille. Cette période essentiellement pacifique pour la maison de Savoie et de son peuple. 

le déclin de Ripaille et les guerres de religion  

Au début du XVIè siècle, les descendants d’Amédée VIII vont devoir affronter un grave périple : les guerres de religion s’abattent dans le Chablais. Les héritiers de Ripaille ne furent pas aussi avisés, ils crurent bon de rompre avec une politique pacifique d’Amédée VIII qui avait tout fait pour sauvegarder la paix. La population dans le Chablais souffrait de la famine10. Ripaille devenait un champ de bataille, les alliances avec les Suisses, les Lanquenets, les Français et les Genevois firent du château de Ripaille un brasier. Ripaille fut détruit et brûla pendant trois jours. 

Les Chartreux s’installent au château de Ripaille  

Le temps fit son oeuvre, après  douze ans de guerres, L’ancien prieuré va à la couronne de France. Ripaille renaîtra sous la main pieuse des Chartreux11. L’installation des Chartreux à Ripaille  en 1624, corroborait le programme catholique établit par Charles Emmanuel, duc de Savoie. Un plan de Ripaille fut dressé par Boldrino après 1733 (archives de Ripaille). Les Chartreux occupaient le château d’Amédée VIII sur l’autorisation du prince de Savoie. L’enclos de Ripaille représentait 128 hectares, la construction du prieuré, la scierie, les champs, les prés, le moulin et la forêt. 

Les moines avaient peu de ressources, ils devaient se défendre pour arriver à vivre notamment en vendant la farine de leur moulin, ce qui occasionna de la part des syndics de la ville de Thonon une protestation12. Les moulins communaux souffraient de cette concurrence. L’affaire fut arranger à l’amiable. Les Chartreux entreprirent une requête auprès de Genève contre les habitants venus couper le bois de hautes futaies. L’eau qui servait à alimenter le moulin à Ripaille n’était pas desservie pour les nombreux riverains, des contestations éclatèrent pour l’utilisation de cette canalisation, un privilège qui remontait au 20 mai 141613

Au temps d’Amédée VIII, Ripaille était mêlée à la vie intellectuelle et matérielle de la population. Au XVIIè siècle, après les guerres de religion, les Chartreux sont isolés de la population, ils cultivent pour se nourrir mais ils ne sont plus mêlés à la vie de la cité qui décroît par l’abandon des princes. 

La Révolution et Ripaille

A la Révolution, la Savoie est réunie à la France sous le nom département du Mont Blanc et le général Montesquiou par une occupation pacifique et une décision de l’assemblée nationale des Allobroges, le 26 octobre 1792, confisqua les biens du clergé14.

Ripaille devenu propriété nationale, les biens de ferme furent loués pour éviter les vols, seul le parc fut utilisé pour un service public. Il fut décider de vendre le domaine. De la splendeur passée de Ripaille, il ne reste que des ruines, seule la forêt est encore debout avec ses chênes et ses bosquets qui ont échappés à la coupe. Les terres sont très bien cultivées. 

C’est le général Dupas, militaire savoisien, qui achète Ripaille pour 275 000 Frs par contrat du 10 avril 1809. C’est là qu’il prit sa retraite et y mourut à l’âge de 62 ans, le 6 mars 1823. La famille Dupas conserva Ripaille jusqu’en 1892, à cette date Ripaille est en vente.

Un grand industriel s’éprend de Ripaille

Le nouveau propriétaire, se nomme Frédéric Engel-Gros15, il est né à Mulhouse et membre associé d’une grande famille d’industriels, les Dollfus16.

Le grand-père, le père et le fils sont associés, ils étaient complémentaires en ce qui concerne leur méthode de travail. F. Engel-Gros partage les intérêts et les goûts de ceux d’utilité publique et des beaux arts. Il succédera à la tête de l’ « Association pour prévenir des accidents de machines industrielles » et sera nommé président d’honneur pour la France du Comité permanente des Congrès internationaux des Assurances sociales. L’attitude de ces industriels mulhousiens est liée à a religion calviniste qui imprègne les mentalités et la vie sociale de la cité.

Une pensée particulière va naître, celle d’en finir avec les révolutions des XVIII et XIXe siècles et les guerres, et de passer de l’âge théologique et féodal à l’âge positif et industriel. C’est l’idée de Claude-Henri de Rouvroy de Saint Simon. Il préconise l’esprit d’entreprise, l’intérêt général, la liberté et la paix. Saint Simon va avoir une influence chez les industriels mulhousiens notamment lorsqu’en 1870, la Prusse conquiert l’Alsace et beaucoup de Mulhousiens, refusent d’adopter la nationalité allemande dont Frédéric Engel-Gros. C’est l’exil et il se réfugie à Bâle d’où il pouvait gérer ses usines. 

Il existe un lien profond qui unit le château de Ripaille aux deux personnages avec l’histoire de la France. Engel-Gros est un industriel qui a travaillé pour le bien commun et Amédée VIII par sa foi catholique, a le goût du partage avec les humbles.

F. Engel-Gros avait un oncle à Genève. Les Dollfus possédait une villa à Evian. Aussi cherchait-il a s’installer dans les environs, Ripaille était à vendre. Ainsi, il achète le château aux héritiers du général Dupas en 1892. Il ne restait que des ruines de Ripaille, les anciens propriétaires par faute d’argent n’avaient pu faire les réparations nécessaires et à la fin du XIXè siècle, le domaine avait été dispersé. 

La renaissance de Ripaille

 F. Engel-Gros va racheter l’ensemble des terrains qui constituait Ripaille. La reconstruction durera de 1892 à 1908. F. Engel-Gros mandate Max Brochet17. La méthode utilisée est celle de l’analyse à l’aide des sources documentaires couplée avec de minutieuses observations archéologiques. Les archives départementales de la Haute Savoie serviront à l’analyse architecturale de Ripaille. 

Après une campagne de relevés et de photographies, le chantier de Ripaille fut confié aux architectes Frédéric de Morsier, puis Charles Schüle et Seltzer, de Mulhouse en 1894.

F. Engel-Gros est un industriel du textile et il allie son travail avec celle de la beauté, pour devenir par la suite un collectionneur d’art de dimension européenne. Il avait le goût de son époque, c’est-à-dire, l’Art nouveau qui fut la marque de la restauration intérieure de Ripaille et pour ses jardins, il adopte le style paysager, il achète des terrains éloignés du château pour dégager la vue. En 1899, l’industriel finance le quai de Ripaille pour fermer la petite route qui longeait le château. En 1903 à 1914, un jardin à la française est réalisé à l’emplacement de l’ancienne église de la chartreuse de Ripaille. Le puits médiéval fut réhabilité lors des travaux de rénovation. 

Frédéric Engel-Gros était un grand industriel et il possédait le plus grand yacht privé de son temps, « la Dranse », bateau à vapeur qui a navigué sur le Léman au début du XXe siècle.

En 1905, F. Engel-Gros démissionne de la société DMC pour se consacrer à sa propriété au bord du lac Léman. La première guerre mondiale éclate en 1914, F. Engel-Gros va aider financièrement des familles endeuillées du Chablais. Il meurt à Bâle en avril 1918. 

Ripaille au XXIe siècle

Ses quatre enfants continueront l’oeuvre entreprise par leur père. René et André ont hérités des goûts artistiques de leur père. André devient ingénieur forestier et crée l’arboretum de Ripaille.

Ripaille possède une vieille forêt qui s’étend sur 53 hectares près de laquelle se trouve un arboretum-sylvetum qui possède une collection d’arbres composés de différentes essences, plantés de 1930 à 1934 sur 19 hectares par André Engel ; partant de la maison forestière il vous permet d’accéder à la clairière des Justes, Mémorial élevé en hommage à ceux qui ont sauvé du génocide de nombreuses vies humaines durant la Seconde Guerre mondiale. 

Visite de l’Arboretum et la clairière des Justes

La fille d’André, Elisabeth Engel-Necker, hérite du domaine et créera la Fondation de Ripaille (1976), reconnue d’utilité publique, soutenue par le Conseil Départemental de la Haute-Savoie et par la Ville de Thonon-les-Bains, pour la conservation, la valorisation et l’animation du château et la préservation de l’environnement.

Aujourd’hui, une grande partie du domaine de Ripaille (120 ha) appartient au domaine privé. Les autres propriétaires sont la Fondation Ripaille qui possède le château et quelques terrains autour du château.

Notes et références :

  1. Duc de Savoie, né le 4 septembre 1383 au château de Chambéry, meurt à Genève le 7 janvier 1451.
  2. Ouvrage Histoire de Savoie par Guichenon, Tome 2, (p. 37 à 56).
  3. Louis 1er de Savoie, né en 1413, meurt le 4 janvier 1465.
  4. Anne de Lusignan, fille de Janus, roi de Chypre, ouvrage de l’Histoire de Savoie ( p.136 à 137) de Charles Dufayard, 1913, source BNF.
  5. Aynard de Cordon, seigneur des Marches et Antoine de Sura après condamnation de leurs brigandage, voulurent se venger en enlevant Amédée VIII pour le livrer au comte de Clermont, ouvrage de l’Histoire de Savoie (p.150) par Charles Dufayard.
  6. Assemblée d’évêques et de docteurs pour statuer sur des questions de doctrine, de discipline
  7. Jean, comte d’Angoulême et le général des Chartreux, selon Guichenon, ouvrage de Histoire de Savoie (p.314).
  8. L’excommunion par Eugène IV contre Amédé VIII, par Jean Ségovie (p.483).
  9. Procès-verbal, par J. Phillippi Bergomensis.
  10. Témoignage de l’ambassadeur vénitien Vendramin de passage dans la région a vu sur les routes des gens inanimés ayant encore à la bouche une poignée d’herbe (Trente mille personnes sont mortes de faim dans le Chablais).
  11. Le traité de Lyon et de Saint Julien entre le duc de Savoie et le roi de France, du 17 janvier 1601.
  12. Délibération du 17 juin 1705. Mémoires de l’Académie chablaisienne, Tome XV (p.128).
  13. Archives de Ripaille.
  14. Article 19 de l’arrêté du Conseil général du département du Mont Blanc du 28 mars 1793 publié dans Lavanchy, le Diocèse de Genève (Annecy 1894, Tome 1er (p.166).
  15. F. Engel-Gros est né le 3 novembre 1843 et meurt à Bâle le 19 avril 1918.
  16. Dollfus, Mieg & Cies, la célèbre firme DMC, fondée à Mulhouse par Jean-Henri Dollfus en 1746.
  17. dont l’étude historique de Ripaille a été largement dévoilée dans son ouvrage « château de   Ripaille » (disponible dans Gallica de la BNF).
Visite du château de Ripaille à Thonon s/Léman

Ouvrages et articles de presse :

  • « Histoire de la Savoie, les origines à 1860 » par A. Perrin (disponible dans Gallica, BNF).
  • Article : « nouveau regard sur le château de Ripaille, ancienne résidence des ducs de Savoie » par Louis Necker. 
  • « Château de Ripaille » par Max Bruchet (avec annexes des preuves historiques sur les événements de la Maison de Savoie. 
  • Le messager, article de Yvan Strelzyk « Pourquoi de grands industriels alsaciens sont venus s’installer au bord du Léman », actualité du Chablais du 12 septembre 2013.
  • Article : Mémoire mulhousienne  « la famille Engel », industriels et philantropes » par Nicolas Stoskopf, Maître de conférence à l’Université de Haute-Alsace et responsable du CRESAT.
  • Site : Ripaille.fr