Léonard, le peintre -3 (Fin)

L’artiste peintre Léonard est l’une des plus grandes figures de la Renaissance italienne et le peintre le plus célèbre de l’Europe. Après 500 ans, nombre de ses contemporains sont tombés dans l’oubli, pas Léonard. L’enthousiasme pour Léonard est toujours là, mais pourquoi ? 

On peut dire que Léonard représente l’homme universel et c’est justement pour cette raison que Léonard reste et restera le peintre, le savant, le poète, le scientifique et quelle que soit l’époque.

A Florence, Léonard est l’élève du sculpteur de Andrea del Verrocchio. En 1482, Léonard va s’installer à Milan où il peint la Vierge aux rochers et il conçoit la Cène. Il nous laisse son témoignage : 

« Le peintre doit être universel, ne pas se limiter au nu, à la tête, au paysage : à répéter toujours la même chose, il tomberait dans la routine. Sa main agirait seule sans le concours de la pensée. » Léonard appliquait ses préceptes dans ses oeuvres : la perspective, la théorie de la lumière et des ombres ou du clair-obscur, les mesures et les proportions du corps humain, l’anatomie de l’homme, l’anatomie du cheval, la botanique…

En 1500, il réalise la Sainte Anne et le portrait de la Joconde (Lisa del Giocondo), la bataille d’Anghiari et le Saint Jean Baptiste, des oeuvres qui firent sa renommée en tant que peintre. 

Léonard était le fin observateur et le savant pour sa connaissance sur les sujets qu’il peignait ou dessinait. La conception révolutionnaire de Léonard réside dans son trait de génie, de donner vie à ses peintures, par la liberté du mouvement graphique et de l’image dans l’espace. 

Léonard ne faisait jamais un mouvement dans une figure, sans l’avoir étudié trait par trait sur le vif, à la recherche de l’expression juste. Il notait en un croquis sur le petit carnet qu’il portait toujours à la ceinture. Quant il avait recueilli tout ce qui lui paraissait suffire à l’image qu’il voulait peindre, il l’a composait pour en devenir une merveille.

Dans ses préceptes, Léonard sait que la science ne donne pas l’invention, elle n’est là que pour servir le génie de l’homme. Ainsi les règles servent pour corriger les figures. Léonard savait le prix des heures heureuses, où par un commun accord l’esprit et la main collaborent spontanément.

Un témoin du nom de Bandello, raconte ces instants heureux de Léonard où il peignait le Cénacle « voyait-il tout à coup ce qu’il devait faire, sentait-il l’instant favorable où l’image se précise et sollicite la main, il accourait (…) »

Les oeuvres de Léonard confirment la manière dont ses oeuvres furent réalisées. Il a su introduire l’intelligence dans le sentiment, la curiosité dans la tendresse, l’esprit dans les images faites pour la joie des yeux. La pensée se mêle à la rêverie chez Léonard ; ses oeuvres sont empreintes de l’heureuse plénitude faite d’humanité.

L’homme universel